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Le bois et l'environnement - La gestion forestière au Québec

Les forêts du Québec

Près de la moitié du territoire québécois est couvert de forêts, soit plus de 750 000 kilomètres carrés, principalement au sud du 52e parallèle, et 90 % de ce vaste territoire est la propriété de l’État. On y trouve une forêt résineuse (forêt boréale) au nord et une forêt feuillue (forêt décidue) au sud. La zone mitoyenne est constituée d’une forêt mélangée, aussi appelée forêt mixte. Les forêts québécoises regorgent d’une faune et d’une flore très variées. Elles comptent près de 60 espèces d’arbres, plus de 270 espèces de mousses, plus de 600 espèces de lichens, de nombreuses plantes de sous-bois, plus de 200 espèces d’oiseaux et 60 espèces de mammifères, plus d’une centaine d'espèces de poissons, de reptiles et d’amphibiens et des milliers d'espèces d’insectes.



Un aménagement forestier durable

Au Québec, les forêts publiques sont gérées et aménagées selon un ensemble de dispositions légales, réglementaires et administratives qui visent un aménagement durable du milieu forestier. Diverses mesures concourent, conformément à la Loi sur les forêts et ses textes d’application, à la conservation de la diversité biologique, au maintien et à l’amélioration de l’état et de la productivité des écosystèmes forestiers, à la conservation des sols et de l’eau, au maintien de l’apport des écosystèmes forestiers aux grands cycles écologiques, au maintien des avantages socio-économiques multiples que les forêts procurent à la société et à la prise en considération, dans le choix de développement, des valeurs et des besoins exprimés par les populations concernées.


Des travaux forestiers planifiés

Les entreprises qui récoltent du bois dans les forêts du domaine de l’État ont plusieurs obligations. Elles préparent des plans généraux d’aménagement forestier avec la participation des municipalités régionales de comté, des communautés autochtones et des gestionnaires de territoires fauniques, notamment. Ces plans précisent, entre autres, les travaux à exécuter pour assurer la production forestière ou pour atteindre des objectifs de protection ou de mise en valeur du milieu forestier fixés par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune. Les entreprises doivent assurer un suivi de leurs activités d’aménagement forestier afin de vérifier qu’elles donnent les résultats forestiers et environnementaux recherchés et pour apporter les correctifs requis, le cas échéant. Les entreprises forestières doivent également rendre compte de leurs activités dans des rapports annuels qui sont accessibles à toute la population.


Le Forestier en chef

Le Forestier en chef, une nouvelle fonction créée en juin 2005, contribue lui aussi au développement durable et à la protection du patrimoine forestier. Le Forestier en chef, qui accomplit sa tâche avec indépendance et transparence, a entre autres la responsabilité de déterminer les possibilités annuelles de coupe à rendement soutenu pour chacune des unités d’aménagement forestier. Par ailleurs, tous les cinq ans, le Forestier en chef établit et transmet au ministre un bilan quinquennal de l’état des forêts du domaine de l’État et des résultats obtenus en matière d’aménagement durable au sens de la Loi sur les forêts.



La certification forestière

À ce cadre légal et réglementaire déjà rigoureux plusieurs entreprises ajoutent volontairement le respect dans leurs opérations de normes internationales reconnues visant un aménagement forestier durable qui va au-delà des exigences réglementaires et qui tient compte des valeurs environnementales, économiques et sociales. Au Canada, trois normes de certification sont en usage, soit celles des organismes suivants : Association canadienne de normalisation (CAN CSA/Z809), Forest Stewardship Council (FSC) et Sustainable Forestry Initiative® Program (SFI). Au Québec, au 31 janvier 2008, plus de 17,7 millions d’hectares du territoire forestier ont reçu une telle certification indépendante attestant d’une gestion consciencieuse.


Vers un nouveau régime forestier

Depuis d’adoption du régime forestier en 1986, la situation du monde forestier a beaucoup évolué. L’ajout de nouvelles connaissances, les nouvelles tendances en matière de conservation, de gestion intégrée des ressources et de régionalisation ainsi que la présente crise dans le secteur forestier amènent le gouvernement à revoir les fondements du régime. Pour le gouvernement, le régime doit être repensé, modernisé et simplifié pour permettre de répondre aux défis existants et de prendre en compte les préoccupations d’aujourd’hui et celles de demain. À cet effet, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a publié en février dernier un livre vert La forêt, pour construire le Québec de demain. La démarche gouvernementale a été fortement inspirée par les travaux réalisés à l'occasion du Sommet sur l’avenir du secteur forestier québécois, tenu en décembre 2007. D’ailleurs, l’un des consensus issu du Sommet était d’adopter une politique visant à augmenter l’utilisation du bois dans la construction au Québec.

 

Des aires protégées

 

La superficie d'aires protégées atteint 7 % au Québec.

 

Un autre consensus issu du Sommet concernait la protection du territoire forestier par le parachèvement du réseau d’aires protégées afin que les engagements du gouvernement du Québec - à l’effet d’atteindre
8 % d’aires protégées d’ici la fin de l’année 2008, soient respectés. Avec la récente annonce du gouvernement du Québec faite en octobre 2008, la superficie d’aires protégées au Québec a atteint près de 120 000 kilomètres carrés, soit 7,07 %.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs fera ensuite un bilan pour vérifier l’atteinte des objectifs en matière de représentativité de la biodiversité et, au besoin, compléter le réseau québécois des aires protégées.

 

Stratégie d’utilisation du bois

 

Objectif : tripler, d'ici 2014, l'utilisation du bois dans la construction non résidentielle.

 

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a rendu publique en mai 2008 la première stratégie gouvernementale d’utilisation du bois dans la construction au Québec. L’objectif de la stratégie est de multiplier par trois, d’ici 2014, l’utilisation du bois dans les bâtiments publics et dans la construction commerciale par le développement d’outils, la création d’occasions d’affaires, la promotion et l’innovation. Le Québec entend créer ces occasions d’affaires en exigeant l’élaboration de solutions structurales et architecturales en bois pour les projets de construction des édifices publics. Une coalition québécoise du bois a été créée pour entraîner les différents secteurs de l’économie et la population à considérer le bois comme un choix moderne dans un contexte de développement durable. La coalition rassemble des organismes, des institutions et des entreprises dans des initiatives conjointes de promotion et d’utilisation du bois.

Sources :
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
Forestier en chef du Québec
Coalition canadienne pour la certification de la foresterie durable