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Généralités

Lorsqu’un objet s’enflamme dans une pièce d’un bâtiment, il commence d’abord par brûler
« normalement » à l’air libre. Après un court moment, la fumée dégagée s’élève au plafond sous forme de gaz chauds, chauffant ainsi le plafond et la partie supérieure des murs de la pièce. Le rayonnement thermique transmet ensuite la chaleur provenant de toutes ces parties chauffées aux autres objets se trouvant dans la même pièce. Ce transfert de chaleur peut augmenter la vitesse de combustion de l’objet enflammé et la vitesse de propagation de la flamme sur sa surface.

 

Evolution d'un feu
Évolution d'un incendie en lieu clos
Source : J.R. Mehaffey (1987). Inflammabilité des matériaux de construction et développement
du feu. Regard 87 sur la science du bâtiment
, Conseil national de recherches du Canada.


Rendu à ce stade, si l’objet est entièrement brûlé avant que d’autres éléments prennent en feu ou si l’oxygène disponible n’est pas suffisant pour maintenir la combustion de l’objet, le feu peut tout simplement s’éteindre. Cependant, il arrive que le feu continu et que le réchauffement des autres objets combustibles se trouvant dans la pièce se poursuive jusqu’à ce qu’ils atteignent leur température d’inflammation plus ou moins simultanément. Les flammes se propageront alors soudainement aux autres objets combustibles. Cette phase d’un feu s’appelle l’embrasement général. Peu importe si le premier élément enflammé est un meuble ou un mur, l’embrasement général est imminent si la température de la couche supérieure de la pièce atteint entre 500 et 600 °C. À ces conditions, il est fort probable que les occupants aient péri s’ils n’ont pas évacué le bâtiment.


L'utilisation d'une construction dite incombustible en acier ou en béton ne veut cepedant pas dire qu'une structure faite de ces matériaux ne s'effondra pas sous l'effet d'un feu. La capacité d’un élément structural de résister à l’effondrement dépend essentiellement du comportement de ses composants à des températures élevées. La résistance au feu d’éléments structuraux combustibles (qui brûlent) ou incombustibles (qui perdent graduellement leur résistance) peut ainsi être déterminée soit par un surdimensionnement des éléments porteurs, soit en les protégeant contre la chaleur au moyen de matériaux ayant une faible conductivité thermique et de bonnes caractéristiques de tenues en place.

 

Source : G.C. Gosselin (1987). Protection des structures contre le feu − Méthodes de
prédiction. Regard 87 sur la science du bâtiment
, Conseil national de recherches du Canada.